AMENAGEMENTS , SUGGESTIONS « POUR TOUS »

 

Votre élève, souffre d’un trouble dys, dyslexie, dysphasie, dyspraxie ou TDA/H ?

 

Il est dit qu’il faut individualiser les aménagements, chaque enfant étant « dysfférent ». Il y a de quoi se décourager si dans sa classe on a plusieurs élèves concernés, car certains aménagements représentent un réel temps de travail à leur consacrer en amont du cours (et durant la leçon ou le contrôle) . Pas de panique, voici vers vous des pistes d’aménagement qui pourront tous les aider et qui conviendront en fait à tous les élèves, dys ou non dys ! Par étapes, ils sont réalisables. Et vous pouvez choisir des priorités avec les parents pour peu à peu mettre en place certains d’entre eux.

 

Avant tout, ce sera votre bienveillance qui importera pour établir une relation de CONFIANCE.


Et si possible, expliquer à la classe le pourquoi de ces aménagements pour tel élève sera un plus certain.


LIMITER UN MAXIMUM LA « SITUATION DE DOUBLE TACHE »


LIMITER L’ECRITURE:


Pour tous ces élèves dys, la tâche d’écriture, de copie, de retranscription est dévoreuse d’énergie. Elle les place en « situation de double tâche » permanente( cf site web, « Dyscussions Parents Professeurs », rubrique « Les troubles »).

 

Tandis qu’ils écrivent, concentrés à « noter juste et lisiblement », ils perdent le fil du cours, son contenu et son sens. Ils s’épuisent pour des prises de notes souvent incomplètes ou illisibles.
Limiter ou même supprimer la prise de note manuscrite sera une aide immense pour tous les élèves dys non équipés d’ordinateur qui pourront ECOUTER le cours.

 

En pratique, comment faire ?


Mettre à disposition le cours de diverses façons qui se discutent :


- En photocopie au début du cours. (cf site web, « Les photocopies »)
- Sur clé USB
- Via le « cahier de texte en ligne », le fameux ENT ou sur Dropbox
- Permettre de le scanner avec réglette scan sur le cahier de camarades informés (option qui ne permet de l’aménager visuellement).


Certains enfants voudront noter, leur suggérer de noter les titres et sous titres, les inciter à surtout écouter.


AMENAGER le cours en le rendant LISIBLE par sa MISE EN PAGE :


Il existe une réelle forme de malvoyance chez nombre d’enfants dys, d’origine oculomotrice et neurovisuelle. Les mouvements des yeux, balayage, saccades et fixations sont souvent touchés.


- Police recommandée dys : ARIAL, VERDANA, CALIBRI ou Comic SS MS, TAHOMA, Opendyslexic
- Taille de police 12 ou mieux 14
- Aérer le texte, paragraphes courts, tirets et surtout interlignes de 1,5.
- Double espace entre les mots, c’est le « nec plus ultra »
- Mots-clés mis en avant, surlignés ou de couleur ou police différente
- Documents joints agrandis, peu chargés visuellement, de…qualité
- Si possible, en primaire, lignes ou syllabes de couleur différente
- Ne PAS justifier le texte ! Les espaces aléatoires obtenus gênent sa lecture aisée.
Il existe des logiciels pour ainsi préparer un texte, à découvrir sur les pages FB «  Surface dys à l’école », « Astuces pour dys », 
 

EXERCICES ET CONTROLES :


- Ne pas pénaliser l’orthographe
- Favoriser l’oral (exceptions : élèves dysphasiques ou timides à encourager, favoriser le visuel !)
- Un exercice par page, ou éviter un recto-verso avec d’un côté l’énoncé, de l’autre les questions
- Laisser un espace suffisant pour écrire si c’est un mot ou une phrase à noter, souvent espaces courts, trop serrés : nombre de ces enfants écrivent « grand et de travers ». Si possible, mettre une ligne qui servira de guide visuel.
- Réduire le nombre d’exercices 
- Dictées à trous
- Attention au tiers-temps, il faut y préparer l’élève qui sinon ne « saura » l’utiliser 
- Penser à bien séparer chaque question sur des lignes différentes, avec des numéros. On préconise parfois de les placer visibles AVANT l’énoncé. Ainsi l’élève verra de suite le nombre de questions à gérer et sa lecture de l’énoncé et des éléments à considérer sera «préparée».
- Si document joint, le joindre sur une feuille à part. 


Bien sûr, « tout faire » pour qu’un élève ayant un ordinateur puisse en faire usage.
 

EMPLACEMENT DE L’ELEVE EN CLASSE


Il va jouer pour sa VISION, il va jouer sur son ATTENTION. Selon la configuration de la classe :
- Face au tableau est l’idéal et pas au fond ! (si une AVS adulte est présente…on peut ne pas placer un élève juste derrière elle ??)

- Seul ou avec un camarade « aidant »
- Pouvoir interagir avec l’enfant donc lui parler EN FACE

 

Régine Salvat

 

 

 

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